Boukhara

Située sur la célèbre Route de la Soie, Boukhara est l'une des plus anciennes villes d'Asie Centrale. Fantasme de Marco Polo qui a toujours vanté cette ville sans même jamais y avoir mis les pieds, Boukhara est pour beaucoup une sainte, un pilier de la religion et la cité la plus secrète des caravaniers. Parfaitement préservée, Bhoukhara semble figée dans le temps et vous transporte à la découverte de ses chefs-d'œuvre architecturaux.

Histoire de Boukhara

Située à la croisée des routes importantes, Boukhara a été façonnée au file des siècles en fonction des intérêts stratégiques qu'elle représentait. Convoitée par beaucoup, elle tomba plusieurs fois sous les mains d'ennemis dont Alexandre le Grand qui la pris en 329. Bien qu'elle se plaçait comme une cité marchande importante, elle n'en restait pas moins derrière les grandes Paykend, Romitan et Varakhcha, jusqu'à l'avènement de l'Islam.

Malgré l'invasion arabe qui fit tomber plusieurs villes voisines, Boukhara réussit à tenir la guerre à distance. Bien qu'on tenta de la prendre à trois reprise, elle résista jusqu'à ce que la reine Khatoum s'enfuit. Les Arabes s'emparèrent de la ville et entreprirent de l'islamiser.

Autre fait marquant dans l'histoire de Boukhara est la puissante invasion mongole. Dirigées par le grand Gengis Khan, les troupes mongoles s'invitèrent par surprise en mars 1220 et firent tomber sans mal les 30 000 hommes de la cité. Tous furent tués et la ville fut incendiée puis rasée. Une fois le massacre terminé, la déferlante mongole s'en alla pour Samarcande qui connaîtra le même sort, malgré une bataille plus féroce.

Boukhara mis un siècle à se reconstruire avant de connaître de nouveau le même sort avec Abaqa II l'empereur Perse. D'autres batailles au cours des siècles suivant mirent à mal la cité, jusqu'au règne d'Abdoullah, qui offrit à Boukhara à second souffle grâce à sa bonne réputation. Un programme de construction d'édifices religieux et profanes fut mis en place et la ville commença petit à petit à se développer tel qu'on la connait aujourd'hui.

En 1868, Boukhara tombe sous le régime du protectorat russe et perd son indépendance en 1920, face à l'Armée rouge. Néanmoins, Boukhara n'a jamais perdu son caractère rebelle. La révolution se poursuivit pendant plus de soixante ans sans jamais atteindre réellement l'âme de cette cité ancienne.

Aujourd'hui, Boukhara a retrouvé le calme et conserve tous les vestiges de son passé tumultueux.

À la découverte de la cité Ancienne de Boukhara

Caractérisée de ville médiévale par l'Unesco, Boukhara vous invite à un voyage hors du temps à travers ses sites et monuments historiques. La vieille ville est un témoin caractéristique de l'architecture du 16ème siècle, période chaybanide des roiz ouzbeks. Néanmoins, d'importants monument datant de période bien antérieure ont échappé à toutes les guerres et reflète parfaitement la beauté architecturale du monde musulman.

Les vestiges de Boukhara

Le célèbre mausolée des Samanides aussi connu sous le nom de la tombe d'Ismail Samanai est un parfait exemple de l'architecture musulmane du 10ème siècle. Il peut paraître austère de prime abord avec ses briques et sa forme carrée quasi parfaite mais en s'y attardant, on ne peut manquer la grande élégance qui s'y dégage. C'est d'ailleurs peut être l'un des plus beaux vestiges d'Ouzbékistan.

L'incroyable minaret de Poi-Kaylan se démarque également par son incroyable construction en brique. Avec ses plus de 46 mètres de haut, il surplombe la cité ancienne et servait autrefois de tour de guet. A l'instar de la mosquée Magoki Attori et du mausolée Chashma Ayub, le minaret Kalon marque la période Karakhanide du 11ème siècle.

Sur la grande place Reghistan se dresse la forteresse de l'Ark. Symbole de l'émirat de Boukhara, elle était le foyer des seigneurs pendant plus d'un millénaire. L'Ark est surement le monument le plus ancien de la ville qui s'est d'ailleurs construite autour de l'édifice. Le monument abrite aujourd'hui un musée qui vous permettra d'en savoir davantage sur la citadelle.

Aux Chaybanides, ont leur doit d'autres monuments tout aussi célèbre de Boukhara : l'ensemble Liab i Khaouz qui est aujourd'hui un lieu de rencontre et de convivialité. Au coeur de la vielle ville, ce grand bassin de 45 m de long et 36 m  de large est un lieu de rendez-vous pour les ouzbeks qui aiment se retrouver pour une partie de dominos ou tout simplement profiter de l'ombre des arbres. C'est l'endroit parfait pour observer la vie locale et échanger avec les habitants. Autres monument de la même époque, on retrouve la madrasa Koh et la madrasa Gaukushon.

Le Madrasa Nadir Divan Divanberg, situé à l'est de Liaby-Khaouz, se remarque par son incroyable entrée ornée de deux immenses simorgh (oiseaux fantastiques au plumage bleu et vert) aux couleurs flamboyantes.

A Boukhara, nous n'en finissons pas d'énumérer les édifices tant ils présentent tous un intérêt et une histoire dignes des livres d'histoire. Ici, c'est surtout l'ensemble de ces anciennes constructions  qui forme un environnement urbain des plus intéressants.

Outre les vestiges historiques, vous pourrez profiter de vos quelques jours à Boukhara pour découvrir l'un des anciens bazars de la ville. Ayant survécu aux années, le bazar des chapeliers ou le bazar tok-i-Sarrafon proposent toujours les mêmes produits que d'antan : bijoux, tissu, livres, broderies…

Comment s'y rendre ?

Bukhara dispose d'un aéroport qui propose des vols réguliers depuis/vers les principales villes du pays. Quelques vols depuis/vers la Russie sont également assurés.

La gare ferroviaire de Boukhara est stratégiquement placée sur les liaisons Tashkent-Samarkand. Il faut compter environ 6h de train pour rejoindre Boukhara depuis Samarkand.

Selon le circuit choisi, vous pourrez également rejoindre Boukhara en voiture privée et taxi collectif.

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