Ensemble Poi-Kalon

Le complexe Po-i-Kalon dont le nom signifie « piédestal du Très-Haut » compte parmi les principales attractions de Boukhara. Il s’agit d’un ensemble architectural composé d’un minaret d’une ancienne mosquée, d’une mosquée (Kalon) et d’une madrasa (Mir-i-Arab). Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1993, ce complexe d’une beauté époustouflante est un site incontournable à découvrir lors d’un séjour en Ouzbékistan .

Histoire

Au cœur de l’ancienne Boukhara, se dresse l’un des plus beaux ensembles architecturaux de l’Asie centrale , le complexe Po-i-Kalon. Les plus anciennes traces archéologiques de cet ensemble remontent au VIIIe siècle. En effet, à partir de 713, de nombreux édifices furent construits au sud de la citadelle Ark. Malheureusement, ravagés par Gengis-Khan lors du siège de Boukhara, seul le minaret, aujourd’hui connu sous le nom de minaret Kalon, fut épargné.

Cette tour d’une hauteur de plus de 48 mètres fut détruite en 1068 et remplacée par un minaret en bois. Ce dernier fut également détruit quelques années plus tard. L’actuel minaret fut bâti en 1121 par le souverain Karakhanide Arslan-Khan. Étant la plus haute tour de la ville à l’époque, elle avait plusieurs fonctions : les muezzins (gens attachés à la mosquée, et qui ont pour fonctions d’appeler les fidèles à la prière) l’utilisaient pour l’appel à la prière. Grâce à sa hauteur impressionnante, elle servait également comme tour de guet, comme repère pour les caravanes, et comme un exécutoire pour les criminels.

Quant à la mosquée de Kalon, littéralement « grande mosquée », sa construction fut achevée en 1514 sous le règne d’Abdullah Khan. C’est l’une des plus anciennes et des plus vastes d’Asie centrale . En effet, à l’époque, elle pouvait accueillir jusqu’à 12 000 fidèles. Sur sa coupole, on peut lire l’inscription suivante « al_baqa’lillah », qui signifie, « l’immortalité appartient à Dieu ».

Puis, en face de la mosquée se trouve, la madrasa Mir-i-Arab. Elle fut construite au début du XVIe siècle par le cheikh Abdoullah Yamani et servie de modèle à la plupart des madrasas ultérieures de la ville. Cette école coranique était également le seul à pouvoir diffuser l’enseignement religieux à l’époque soviétique. D’ailleurs, aujourd’hui, elle est encore en activité.

Découvrir le complexe Po-i-Kalon

Aujourd’hui, l’imposant minaret de plus de 48 mètres de haut domine la cité de Boukhara tel un point d’exclamation géant entre la mosquée Kalon et la madrasa Mir-i-Arab. Cette structure à base octogonale surmontée d’une succession de dix anneaux de briques vernissées, avec au sommet, un espace avec 16 fenêtres offre la plus belle vue sur la ville et ses alentours. Toutefois, pour en profiter, il faudra gravir les 105 marches qui mènent jusqu’à cet observatoire.

Quant à la mosquée Kalon, dont l’esplanade est aussi vaste qu’un terrain de foot, elle est ouverte au public tous les jours, excepté le jour de la prière hebdomadaire « le vendredi ». La première chose qui impressionne avec cet édifice, c’est sa taille. : 130 mètres de long et 80 mètres de large. La cour dispose de 4 iwans et est entourée d'une galerie de 208 colonnes supportant 288 coupoles. Ces chiffres ainsi que ces proportions ne sont pas le fruit du hasard. Ils correspondent au nombre d’or que l’on retrouve partout dans l’ensemble de l’édifice.

Situé juste en face de la mosquée, la madrasa Mir-i-Arab, dont le nom signifie en persan « bien immobilier de l'Arabe », compte parmi les établissements d’enseignement les plus prestigieux d’Asie centrale. Toujours en activité, plus d’une centaine d’étudiants y poursuivent encore aujourd’hui leur formation. Bien que l’intérieur de l’établissement ne soit pas accessible au public, la structure du bâtiment avec sa façade imposante ornée par des mosaïques exceptionnelles avec des motifs géométriques, des arabesques épigraphiques … en vaut largement le détour.

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