Kokand

Ancienne capitale du khanat (royaume) de Kokand, la ville qui porte le même nom est la première étape d’une aventure à la découverte de la vallée du Ferghana. Autrefois considérée comme l’une des plus grandes villes saintes de l’Asie centrale, aujourd’hui, Kokand est partagée entre la ville nouvelle (moderne) et l’ancienne ville qui a su garder son charme d’antan avec ses ruelles labyrinthiques . Malgré la prédominance de la modernité, Kokand reste une ville sympathique dont il serait regrettable de manquer lors d’un voyage en Ouzbékistan.

Un peu d’histoire

Kokand fait partie des villes les plus anciennes de l’Ouzbékistan. Son histoire remonte au 1er siècle av J-C., mais le premier témoignage sur son existence ne date que du 10e siècle de notre ère. Quant à l’origine de son nom, plusieurs hypothèses ont été avancées. Pour Istakhri (un géographe persan) et Ibn Khaoukal (un historien arabe du Xe siècle), Kokand vient de « Khavokand » qui signifie « bien », « beau », « agréable » ou encore « la ville du vent ». Des sources chinoises rapportent que la ville était connue sous les noms de « Khouvkan » et « Gouychan ». Pour certain, le nom de la ville vient du persan kou (colline) et kand (ville). Malheureusement, les données sont insuffisantes pour confirmer chacune d’elles.

Cette ville, nichée au sud-ouest de la vallée de Ferghana, était l’un des endroits préférés de Gengis Khan. On se souvient également de Kokand pour la somptueuse fête donnée par Amir Timur (Tamerlan) pour le mariage de ses petits-enfants . Cette célébration avait réuni quelque 500 ambassadeurs des tribus soumises. Le Khanat (royaume) de Kokand a atteint son apogée en 1821 sous le règne de Muhammad Ali Khan, plus connu sous le nom de Madali Khan. À cette époque, la ville ressemblait aux plus grandes villes saintes d’Asie centrale, avec plus de 600 mosquées, 15 madrasas, 45 écoles secondaires, 19 bibliothèques.

Toutefois, en 1842, le Khan de Boukhara est parvenu à s’emparer de Kokand et assassinat Madali Khan et toute sa famille. Malgré les efforts des habitants pour faire asseoir le cousin de Madali au trône, le royaume de Kokand ne parvint plus à retrouver sa puissance et demeurait constamment sous la domination des Russes et du Khanat de Boukhara.

Après l’indépendance de l’Ouzbékistan, la ville a retrouvé un second souffle. Reliée à Tachkent et à Orenbourg par une nouvelle voie ferrée, elle devint un important marché de coton d'Asie centrale et le centre financier de la vallée. Puis, en 1922, la ville fut définitivement rattachée à la République socialiste soviétique d'Ouzbékistan.

Kokand aujourd’hui

Aujourd’hui, Kokand est devenue une ville relativement moderne avec un peu plus de 250 000 habitants. Elle a su toutefois préserver son charme d’autan, malgré les reconstructions qui ont eu lieu ces dernières années. La vieille ville, qui était jadis le cœur du Khanat est encore debout et il est plaisant de s’y balader et de s’y perdre dans ses petites ruelles tout en profitant du calme et de l’atmosphère d’un autre temps.

De ses prestigieux monuments, il n’en reste plus que le palais de Khoudoyar, la mosquée de Djouma (du vendredi), et la madrasa Mir (Narbutabey).

Vous pouvez commencer la découverte de la ville par la visite du palais Khoudoyar Khan. Édifié entre 1863 et 1875 par le dernier Khan de Kokand, et détruit lors de la prise de la ville par les Soviétiques, ce palais disposait à l’origine de 7 cours et 114 pièces. Aujourd’hui, il ne reste plus que 4 cours et 9 pièces dont la plupart sont transformées en salle d’exposition. De l’intérieur, on imagine facilement l’opulence qui régnait autrefois dans ces lieux, tandis qu’à l’extérieur, les restaurateurs ont réussi à rendre tout leur éclat aux mosaïques bleues, vertes, et jaunes.

Après le palais, direction la mosquée de Djouma ou la mosquée du vendredi qui se trouve à quelques minutes de marche de ce dernier. Construit au 19e siècle, ce lieu de prière impressionne par son auvent soutenu par 98 piliers en bois sculpté. Poursuivez la balade en visitant la madrasa Mir, connue autrefois sous le nom de Narbutabey. Pour finir, faites un tour au mausolée Modari Khan pour admirer la beauté de la structure et sa coupole bleue.

Climat

Kokand bénéficie d’un climat continental, avec un été chaud et sec, et un hiver doux. La température moyenne annuelle tourne autour de 17° C. Le meilleur moment pour s’y rendre est entre le mois d’avril et le mois de juin, où la température moyenne est d’environ 25° C. Par contre, en janvier, la température moyenne est de -1° C pouvant aller jusqu’à -26° C.

Comment s’y rendre ?

Pour vous rendre à Kokand depuis Tachkent, vous avez le choix entre l’avion, le bus ou le train.

Culture
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