Ensemble Lyab-i Hauz

Lyab-i Hauz, qui signifie littéralement « au bord du bassin », est un complexe réunissant plusieurs édifices situés en plein centre de Boukhara. L’ensemble est composé du khanqah Nadir Divan-Beghi, la madrasa Nadir Divan-Beghi, la madrasa Koukeldach, sans oublier le bassin auquel le complexe tire son nom. Cet endroit convivial où les habitants aiment se retrouver autour d’un thé ou d’un jeu de cartes constitue un excellent point de départ et d’arrivée pour une promenade à travers Boukhara.

Histoire

Le bassin :

Autrefois, la ville de Boukhara était connue pour ses nombreux bassins. Ces derniers étaient alimentés par des points d’eau souterrains de la ville. Or, les eaux en provenance des sous-sols de Boukhara étaient imbuvables. Alors, sous la domination soviétique, tous les bassins furent détruits par souci d’hygiène, à l’exception de celui de Lyab-i Hauz qui fut épargné à cause de son intégration à l’ensemble du complexe.

Le Khanqah Nadir Divan-Beghi :

Boukhara fut pendant des siècles un important centre culturel et religieux, le Khanqah fut construit au 17e siècle pour accueillir les derviches, des fidèles du soufisme (doctrine mystique et ascétique dans l’Islam).

La madrasa Nadir Divan-Beghi :

En plus du Khanqah pour les derviches, Nadir Divan-Beghi souhaitait également améliorer l’accueil des commerçants et voyageurs de passage dans la ville. À cet effet, il fit construire un caravansérail (un bâtiment où les caravanes font halte). Toutefois, lors de l’inauguration de l’édifice en 1622, l’Émir de Boukhara félicita le vizir pour la « magnifique madrasa ». Depuis ce jour, le bâtiment ne pouvait être autre chose qu’une madrasa.

La madrasa Koukeldach :

Construite en 1568, cette école coranique est le plus ancien bâtiment du complexe Lyab-i Hauz. À l’époque soviétique, elle servait de bureau pour les archives. Cette madrasa hérite son nom de Koulbaba Koukeldach, un haut dignitaire qui en a fait don à la ville.

Lyab-i Hauz aujourd’hui

Le bassin :

Aujourd’hui, le bassin de Lyab-i Hauz, est non seulement le plus grand de Boukhara avec 46 m de long et 36 m de large, mais c’est également le seul qui a subsisté après que les Soviétiques aient détruit les autres par souci d’hygiène. Entouré par les trois édifices qui forment le complexe ainsi que par des mûriers pluricentenaires, il est aujourd’hui un lieu de rendez-vous des locaux pour passer du bon temps, ou tout simplement regarder passer les groupes de touristes tout en jouant aux dominos.

Le Khanqah Nadir Divan-Beghi :

Le Khanqah, quant à lui, est devenu une galerie d’art et un magasin de souvenirs.

La madrasa Nadir Divan-Beghi :

Après avoir été une école coranique pendant plusieurs siècles, cet édifice à la façade richement ornée propose aujourd’hui divers spectacles pour les touristes.

La madrasa Koukeldach :

Quant à la madrasa Koukeldach, elle s’est transformée en un musée consacré à un ancien élève de l’école, l’écrivain Sadriddin Aini.

À l'occasion de son millième anniversaire, la statue de Nasreddin Khodja a été érigée entre le bassin et la madrasa Nadir Divan-Beghi. Ce curieux personnage était un conteur qui aurait vécu à la cour de Khorezm à la fin du 12e siècle. Ses histoires pleines de bon sens sont répétées dans les grandes cités de l’Asie Centrale.

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